Parti Communiste International

Octobre 2008

VIVE LA CRISE DE CE RÉGIME D’EXPLOITATION ET DE RAPINE !
POUR LA LUTTE DE CLASSE, POUR LE COMMUNISME !





La crise du système financier mondial apporte chaque jour de nouveaux records à la baisse pour l’ économie capitaliste. Tous les États du monde se donnent beaucoup de mal pour porter secours aux banquiers et augmenter l’exploitation de la classe des travailleurs. Tous les mégaphones du régime répètent à l’envi qu’il faut avoir "confiance", qu’il ne s’agit pas de la fin du système capitaliste. Ce n’est pas la fin du capitalisme, mais son agonie, jusqu’à ce que la révolution communiste, à la fin, vienne et balaye cette insupportable "chape de plomb" des rapports de production capitaliste fondés sur l’exploitation du travail salarié, le profit, la rente et l’intérêt.

En réalité la crise n’est pas due à la malversation de quelques capitalistes sans scrupule, comme le répète la propagande bourgeoise, ni au manque de contrôle de la finance de la part des États. Le régime capitaliste est en crise à cause des ses propres contradictions économiques internes, comme Marx l’a si bien démontré dans "Le Capital". C’est la baisse tendancielle du taux de profit qui provoque le déplacement de grandes masses de capitaux de la production, vers la spéculation et les escroqueries en tout genre du système financier. C’est la crise de surproduction qui paralyse l’industrie et le commerce. La crise de la finance est seulement une conséquence de la crise plus générale du capitalisme, qui n’arrive même plus à employer ses esclaves salariés.

Si la bourgeoisie, grande et petite, pleure la perte de ses capitaux, le prolétariat, comme il y a un siècle, n’a rien à perdre sinon ses chaînes. Il a un monde à y gagner. Pressuré entre licenciements, augmentation des horaires de travail et des cadences, aggravation de l’exploitation, abaissement des salaires réels, et le démantèlement des avantages sociaux, il ne lui reste plus qu’à se rebeller et crier : VIVE LE COMMUNISME!

Le capitalisme avait promit le bien être, le progrès social, la paix, la liberté, et cette tromperie qu’est la démocratie ; il a semé dans le monde entier, la faim, la guerre, l’injustice et une dictature féroce contre le prolétariat, qu’elle soit masquée sous les oripeaux de la démocratie ou sous un faux socialisme, comme dans l’ancienne URSS, ou dans la Chine de Mao et post-maoïste. Les convulsions économiques auxquelles nous assistons, qui ont déjà provoqué une détérioration des conditions de vie et de travail du prolétariat du monde entier, ne peuvent que s’ aggraver.

L’histoire du Capital a déjà montré comment il pouvait sortir de la crise: par une nouvelle guerre; une guerre qui détruit les appareils industriels, les infrastructures, l’ immense masse de marchandises et qui ouvre la voie à une nouvelle division du monde entre les nouveaux monstres impérialistes, une guerre mondiale comme l’est la crise du capital. Le Capital va chercher à pousser le prolétariat de tous les pays à un nouvel affrontement généralisé, comme l’on conduit les troupeaux de moutons vers l’ abattoir, en une boucherie encore plus terrible que celle de 1914 et de 1939! A moins que le Prolétariat ne s’oppose de façon révolutionnaire, tant au niveau national qu’à l’échelle internationale, à la bourgeoisie du monde entier et avant tout, à celle des grands centres impérialistes.

Car le régime capitaliste ne s’écroulera pas tout seul, mais il devra être détruit par une révolution sociale qui balayera par la force des armes les bourgeoisies du monde entier. Reprenant en cela le flambeau de la Commune de Paris de 1871 et de la glorieuse Révolution russe de 1917, le prolétariat révolutionnaire et internationaliste ne devra pas hésiter à exercer sa dictature de classe sur la société afin de détruire les rapports de production capitalistes et libérer la société communiste qui vit déjà au sein de la société bourgeoise.

Aujourd’hui, les travailleurs les plus conscients et les plus combatifs, peuvent déjà se battre. L’on doit opposer au pouvoir de la bourgeoisie et de ses fonctionnaires politiques et syndicaux, un travail de reconstruction d’organismes syndicaux de classe qui tendent à organiser et à défendre les travailleurs sur leur poste de travail et comme classe. Il convient de surmonter les divisions que cette immonde société bourgeoise produit, entre publics et privés, entre jeunes et vieux, précaires et titulaires d’un poste de travail, nationaux et immigrés... Le racisme est aujourd’hui le meilleur antidote contre la lutte des classes. Et inversement.

Dans cette guerre sociale, le prolétariat vérifiera que la lutte économique ne suffit pas. Le prolétariat pour défendre sa propre vie devra abattre ce régime qui sème la faim et la guerre. La partie la plus combative de la classe, libérée de toute influence de l’idéologie bourgeoise et de tout réformisme, retrouvera son parti de classe qui a su jusqu’ici maintenir le fil programmatique du communisme. En retrouvant son parti de classe elle acquerra les armes théoriques qui lui permettront de comprendre la réalité sociale et militaire et de se préparer, sur le plans politique et militaire pour la révolution communiste internationale.