Parti Communiste International
Pour la défense des conditions de vie et de travail du prolétariat grec contre les attaques du capital international
Le prolétariat doit rester en dehors du jeu parlementaire
et travailler à la reconstitution d’organismes de classe indépendants !


Le 15 Juin les travailleurs grecs sont descendus dans la rue entamant leur 3ème grève générale depuis le début de l’année, afin de s’opposer aux nouvelles mesures que le gouvernement du Pasok s’apprête à prendre sous la pression de la banque centrale européenne. L’ultime plan d’austérité prévoit de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites et des licenciements massifs dans les services publiques.

Les travailleurs grecs seront soumis à d’ultérieurs et dramatiques sacrifices, afin de permettre au capital financier de continuer à amasser les profits et aux États bourgeois de continuer à fonctionner et à maintenir sur pied leur appareil répressif et de contrôle de la classe ouvrière. A cette liste, il faut ajouter les syndicats de collaboration de classe et les soit-disant partis de gauche, tous des serviteurs du capital !

A Athènes, durant la manifestation, la colère contre les partis gouvernementaux et d’opposition, contre les politiciens privilégiés et corrompus, s’est manifestée par l’attaque du parlement. Provoquant la dure réaction de la police qui n’a pas lésiné sur l’usage de la matraque et sur les arrestations.

Comme solution à la crise du gouvernement qui se trouve contraint de passer sous les fourches caudines des banques européennes et de boire la coupe jusqu’à la lie, les partis de la gauche parlementaire, du KKE à Syriza et Synaspismos, demandent des élections anticipées: ceci afin de détourner le prolétariat de la lutte et le conduire dans le cul-sac du jeux parlementaire et de le fourvoyer avec la farce des élections démocratiques.

Les travailleurs grecs n’ont rien à attendre du théâtre parlementaire et de nouvelles élections; c’est seulement par la lutte de classe en se donnant une organisation indépendante sur le plan syndicale et en rejoignant les rangs du parti communiste international, qu’ils pourront contrer la bourgeoisie et imposer des solutions qui leur soit favorables.

Aucun gouvernement bourgeois ne défendra leurs intérêts, même si le KKE où les autres partis de la soit-disant « gauche » parlementaire y participent. Au contraire, dans les moments de graves crises politiques et économiques ce sont justement ces partis qui deviennent les premiers défenseurs du régime bourgeois. Comme l’a historiquement démontré, une fois pour toute, le rôle joué par la Sociale Démocratie en Allemagne au début du XX° siècle, quand elle participa activement à envoyer le prolétariat dans les tranchées de la première guerre mondiale et qu’ensuite elle organisa les corps francs pour briser et écraser le mouvement communiste révolutionnaire.

La grève d’hier est la onzième depuis le début de l’année 2010. Mais désormais le régime bourgeois est préparé pour résister à ce type limité de mobilisation. D’une part grâce aux forces policières qui maintiennent le contrôle de la place, et d’autre part en maintenant le dialogue avec les syndicats et les partis d’oppositions afin d’aboutir à un accord. Accord qui par la suite est remis en question en imposant de nouvelles conditions qui aggravent les précédentes.

Les syndicats grecs, que ce soit l’Adedy, ou le Gsee, ou encore le Pame, ne sont pas des syndicats de classe prêts à défendre jusqu’au bout les intérêts des travailleurs, mais sont pieds et poings liés aux partis bourgeois et opportunistes. Leur rôle est plus de freiner et de contenir, que de stimuler et radicaliser lutte pour la défenses des intérêts et des conditions de vie du prolétariat, notamment de sa fraction la plus faible et la plus exploitée.

Il est nécessaire que l’organisation syndicale travaille sans relâche pour assurer l’unité de la classe travailleuse afin de dépasser les oppositions entre travailleurs du privé et travailleurs du public, entre ceux qui ont un contrat à duré indéterminé et ceux dont l’emploi est précaire, entre jeunes et vieux, entre travailleurs ayant un travaille et ceux qui sont au chômage, entre natif du pays et immigrés. Si la classe travailleuse reconstruit son unité sur le plan de la lutte syndicale, alors elle pourra vaincre, autrement elle succombera sous les coups de la bourgeoisie !

Pour l’organisation indépendante du prolétariat.

La lutte généreuse du prolétariat grec contre les mesures antiprolétarienne prises par le gouvernement et le patronat conduira les prolétaires les plus combatifs à comprendre qu’il ne s’agit pas seulement de lutter contre un parti ou un gouvernement, mais que l’ennemi est le régime du capital dans son ensemble; pour cette raison ils devront travailler à la formation d’organisation de classe en mesure d’assurer la défense quotidienne des intérêts des travailleurs, mais ils devront aussi se relier au programme historique pour l’émancipation du prolétariat du travaille salarié, au programme communiste révolutionnaire et internationaliste.

Le remède de cheval que le gouvernement grec impose au prolétariat correspond, en fait, aux mêmes mesures que tous les États capitalistes des pays développés sont train de prendre où préparent; la bourgeoisie aujourd’hui contraint le prolétariat à verser larmes et sang afin de tenter de remédier au cancer qui ronge son organisme de l’intérieur: la crise mondiale de surproduction, résulta de la chute du taux de profit: demain elle imposera aux prolétaires de s’étriper dans une nouvelle boucherie, afin de permettre à son système économique agonisant et obsolète de retrouver une nouvelle et immonde jeunesse pour recommencer un nouveau cycle d’accumulation, comme elle l’a déjà fait en 1914 et 1939.

Il n’y a pas d’autres alternatives à l’intérieur de ce système de production; il ne peut pas y avoir un capitalisme plus juste, moins corrompu, plus respectueux des hommes et de l’environnement naturel: la quête de profits toujours plus grand ne supporte pas de règles et peut conduire, dans sa course aveugle à la destruction de l’humanité elle-même.

Le rejet du système économique capitaliste ne peut-être que totale et révolutionnaire.

Prolétaires
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