Parti Communiste International

 

ON TROUVE JUSQUE DANS LA MER IONIENNE LES NAVIRES DE GUERRE DE L’ÉTAT BOURGEOIS CHINOIS



L’impérialisme chinois, qui ambitionne de devenir le maître de demain à la place des États Unis, ajuste son appareil militaire, déjà considérable, à l’augmentation de son pouvoir pouvoir industriel, économique et financier. Mais l’armée la plus nombreuse du monde ne suffit pas à elle seule à imposer ses intentions hégémoniques à l’échelle planétaire. Des forces d’intervention comme la marine et l’aviation ne peuvent rester celles d’une puissance régionale.

Au printemps dernier Pékin a annoncé une augmentation de 7,5 % de son budget de défense pour le porter à 78,6 milliards de dollars. Ce qui est encore loin des 540 milliards de dollars du budget américain. Mais le taux de croissance, d’après le Pantagone a été en moyenne de 11,8 % par an entre 2000 et 2009, dans le même temps la croissance industrielle annuelle moyenne a avoisiné les 11%. Même si les chiffres de la croissance industrielle sont un peu gonflés, l’impérialisme chinois a les moyens de ses ambitions. Tôt ou tard il surpassera l’impérialisme américain. Ce qui commence à inquiéter Washington.

En ce sens, les programmes de renforcement de la marine militaire sont devenus manifestes avec un exercice conjoint italo-chinois dans les eaux du Golfe de Tarente, en pleine méditerranée. Démonstration très claire pour tous, et non seulement pour les préposés aux travaux et services secrets militaires, que la flotte chinoise dispose désormais d’unités militaires de haute mer et non plus seulement côtière comme autrefois. Au mois d’août le contre- torpilleur « Guangzhou » et la frégate « Chaohu » ont mouillé dans la base de Chiaparo à Tarente avec une cérémonie d’accueil en présence de l’ambassadeur et de nombreuses familles de travailleurs immigrés.

En 2001 déjà à La Spezia étaient arrivés des navires de guerre chinois.

La métropole impérialiste italienne, jouant comme d’habitude sur plusieurs tableaux à la fois, après avoir paraphé d’importants accords économiques bilatéraux, semble vouloir entretenir des rapports privilégiés avec la jeune puissance asiatique sur d’autres plans aussi.

Les exercices italo-chinois se poursuivent avec la participation de Pékin à la surveillance des eaux du Golfe d’Aden, dans cette zone de l’Océan indien où les incursions des pirates somaliens ont mis en péril la navigation des porte-conteneurs et des pétroliers. Évidemment Pékin aussi se prépare aux guerres futures en prenant part avec les puissances occidentales démocratiques à de nobles initiatives de paix en faveur de la sécurité des trafics commerciaux.

L’Italie, dans ce grand jeu de repositionnement militaire, ambitionne de jouer un rôle de protagoniste, tant il est vrai que, suite aux opérations avec la flotte chinoise, elle a participé en Méditerranée à des manœuvres conjointes avec les marines de guerre d’autres États tel que la Croatie, le Montenegro, l’Albanie, la Grèce et même aussi avec la Russie.

Tandis que la marche menaçante de la crise agite les flots du capitalisme, Les États maintiennent des dispositifs militaires efficient pour se préparer aux heurts de demain. Plus aucun front stable ne partage désormais les blocs impérialistes. Et du reste, comme nous le savons bien, à un certain point, sous la pression de la crise la guerre mondiale devient inéluctable, comme cela est déjà arrivé par deux fois. Avec qui la faire, contre qui et pour quoi est un fait quasi imposé par le hasard et qui a en soi peu d’importance.