Parti Communiste International

1er MAI 2015

LE CAPITALISME CONDUIT A UNE PAUPERISATION ET A UNE PRECARISATION CROISSANTE DU PROLETARIAT TOUT EN PREPARANT UNE TROISIÈME GUERRE MONDIALE

LES TRAVAILLEURS DOIVENT DEFENDRE DES AUJOURD’HUI LEURS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL POUR POUVOIR DEMAIN ABOLIR LE CAPITALISME MONDIAL !


Le 1er Mai est le jour où les travailleurs du monde entier, dépassant les divisions nationales, raciales ou religieuses, rappellent qu’ils appartiennent à une seule et même classe, qu’ils sont liés par les mêmes intérêts, qu’ils conduisent la même bataille pour leur émancipation de l’exploitation du travail salarié.

Ce 1er Mai 2015 trouve les prolétaires de tous les pays dans une situation qui depuis des années s’aggrave à cause de la crise du capitalisme mondial.

La propagande bourgeoise s’appuie sur la reprise de la production industrielle aux États-Unis, qui a récemment dépassée son maximum de 2007, tout en montrant déjà des signes de ralentissement, pour annoncer la fin de la crise. Sans exclure l’hypothèse d’une reprise industrielle temporaire en Europe et au Japon pour les années 2016 et 2017, reprise dont on ne voit pas pour le moment le moindre signe, une nouvelle gigantesque crise de surproduction, bien supérieure à celle de 1929, s’annonce à l’échelle mondiale : on en voit les signes grossirent à vue d’oeil en Chine, en Corée du Sud, etc... Dans ce contexte l’intervention de la BCE ne peut que préparer les conditions d’une nouvelle crise financière dont l’ampleur sera à la mesure de la nouvelle crise mondiale en gestation.

Cette crise de surproduction, prévue par le Marxisme révolutionnaire, car découlant des lois économiques du mode de production capitaliste, produit déjà des dizaines de millions de chômeurs dans le monde et pousse à un abaissement des salaires et à une précarisation croissante des travailleurs, et conduit au démantèlement de la soi-disant «sécurité» sociale. Et la concurrence entre travailleurs ne pourra que s’aggraver, si le prolétariat se montre incapable de s’opposer à la bourgeoisie par la lutte, en s’organisant sur le terrain syndical et politique, en un mot par la lutte de classe.

La crise de surproduction en aiguisant la concurrence entre les nations industrielles conduit à la guerre économique et à l’affrontement entre les Etats impérialistes petits et grands : pour acquérir de nouveaux marchés pour écouler leur surproduction, pour contrôler les zones où se trouvent les matières premières nécessaires à la reproduction du capital, pour contrôler les aires géostratégiques, afin d’acquérir une position de force en vue du prochain conflit mondial, vers lequel les lois économiques du capitalisme entraînent inexorablement le monde.

La guerre pour le pétrole et pour l’acquisition de positions géostratégiques a dévasté tout le Moyen Orient et en particulier l’Irak, la Syrie, la Lybie, etc.., contraignant des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à abandonner leur foyer pour sauver leur vie. Cet affrontement inter-impérialiste a en outre produit un nouveau monstre, le terrorisme islamiste, jouant le rôle de mercenaire, financé et armé par les deux bords. L’affrontement entre les anciens et les nouveaux Etats impérialistes s’étend jusqu’en Afrique.

L’Europe, après le bestial démembrement de la Yougoslavie, sous le prétexte de divisions religieuses et nationalistes, voit la guerre revenir à sa frontière orientale, où le faible Etat ukrainien est l’enjeu d’un affrontement sanguinaire entre l’impérialisme américain, européen et russe.

En extrême Orient, la Chine, dont le développement impétueux du capitalisme a conduit à l’émergence d’un nouvel Etat impérialiste, bien décidé à conquérir un espace géopolitique correspondant à sa puissance économique, rompt l’équilibre issu de la deuxième guerre mondiale. Elle s’est lancée dans une course frénétique à l’armement et ne craint pas l’affrontement militaire avec ses voisins en revendiquant le contrôle exclusif des eaux de la mer de «Chine» et de l’espace aérien correspondant, au grand dam du Japon, de Taïwan, des Philippines, du Vietnam, etc.., de Taïwan, des Philippines, du Vietnam, etc.., au détriment des États-Unis qui dominent ces mers avec leur flotte nucléaire. De même la Chine continue consciencieusement son travail d’encerclement de l’Inde.

Le mythe bourgeois d’un désarmement progressif et d’une coexistence pacifique entre Etats est un mensonge. Mensonge démenti quotidiennement par la course à l’armement, y compris nucléaire, des différents Etats impérialistes et par les affrontements toujours plus aigus entre ces différents Etats. Même si ces affrontements se font le plus souvent par l’intermédiaire de forces mercenaires irrégulières, comme les milices islamistes ou les bataillons «pro russe» en Ukraine.

Les petits Etats sont les premiers à faire les frais de cette politique de force. Mais le prolétariat de ces pays, tout comme celui de toutes les autres nations, ne doit pas se laisser entraîner dans la défense d’un quelconque intérêt national, comme essaye de le faire le gouvernement de «gauche» grec, qui en appelle au patriotisme et à la résistance à l’agression économique de l’Allemagne, ou celui chaviste au Venezuela qui s’oppose à l’impérialisme américain. Ni non plus, là où la guerre a cours, il ne doit soutenir l’un des fronts : comme par exemple en Ukraine ou en Palestine. Que les travailleurs se remémorent la tragique expérience du prolétariat européens lors de la guerre de 14. Ces guerres ne sont pas les siennes, loin d’oeuvrer à son émancipation, elles l’asservissent encore plus en l’enchaînant à la bourgeoisie et à ses intérêts. Ces guerres sont la solution bourgeoise à des conflits produits par les contradictions du capitalisme.

C’est seulement avec un parti qui sait maintenir vivant le fil théorique et programmatique de la doctrine communiste, qui va du manifeste communiste de 1848 à la révolution d’octobre 1917, de la lutte contre la dégénérescence de Moscou au refus des fronts populaires, et à l’important travail de restauration doctrinale qui s’en est suivi contre les déformations opportunistes du stalinisme et du trotskisme, en dehors de tout électoralisme, que le prolétariat pourra repousser cette influence opportuniste et la corruption idéologique des classes ennemies. Ce parti c’est la Parti Communiste International, qui se situe résolument sur le terrain de la lutte de classe et vise au renversement par la force des armes de la bourgeoisie et à la dictature du prolétariat.

La bourgeoisie ne renoncera jamais à ses privilèges mesquins sans en être contraint par la force. Elle préférera la guerre plutôt que de les perdre. Au prolétariat mondial d’accepter le défi : guerre syndicale pour la défense du salaire et des conditions de travail, en s’organisant en de vrais syndicats de classe. Contre la guerre économique qui permet à la bourgeoisie de maintenir ses profits. Guerre révolutionnaire de classe contre la guerre entre les Etats nationaux bourgeois. Cette guerre du prolétariat contre la bourgeoisie ne peut être encadrée que par le PARTI COMMUNISTE INTERNATIONAL, unitaire et discipliné.

Nous ne savons pas combien de temps durera encore l’agonie de ce monstrueux mode de production, mais l’histoire du prolétariat nous a enseigné que les organes de la révolution, le Parti, même minoritaire, et l’organisation syndicale, doivent se préparer en avance, bien avant le surgissement de la crise révolutionnaire, afin de pouvoir être reconnus et utilisés par le Prolétariat. Travailler aujourd’hui, en pleine contre-révolution, à la formation des organes politiques et de défenses des intérêts immédiats des travailleurs, est déjà du Communisme, c’est déjà faire la Révolution.

L’embryon de ce parti existe, c’est le Parti Communiste International.

Nous oserons une prévision : la durée des cycles d’accumulation du capital sont de 7 à 10 ans. Celui qui s’est ouvert en 2007 se terminera en 2017, conduisant en 2018-2019 à une gigantesque crise financière et commerciale qui dépassera celle de 1929. Elle impliquera l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Europe. Les principaux pays touchés seront ceux qui auront connu la plus forte reprise industrielle dans l’après guerre.

C’est-à-dire en Europe, l’Allemagne, l’Italie du Nord et la France. En Asie, le Japon, la Corée du Sud et la Chine. En Amérique les États-Unis et le Canada avec leur satellite le Mexique. Cette crise, véritable tremblement de terre d’une force 10, poussera le Prolétariat à un affrontement sanglant avec la bourgeoisie, ce qui le ramènera sur le chemin de la lutte de classe et le conduira à retrouver son glorieux passé Communiste Révolutionnaire.