Triomphe de la doctrine révolutionnaire de Marx: la crise catastrophique du capitalisme est la prémisse objective qui anticipe aujourd’hui son triste et peu glorieux déclin

Réunion générale du parti à Florence
31 janvier - 1er février 2009 [RG 103]

 
 
Le cours de l’économie capitaliste
Le capital financier
Histoire du mouvement ouvrier américain
La fondation du Parti Communiste Chinois
Origine des syndicats dans le second après guerre
La guerre dans la bande de Gaza
Le collectivisme agraire en Espagne
La question militaire
 
 
 
La réunion générale du parti que nous avions convoquée au siège de Florence les 31 janvier et 1er février derniers, s’est déroulée de façon satisfaisante. Étaient présents des représentants de pratiquement tous nos groupes, tant d’Italie, d’Espagne, de France que de Grande Bretagne.

Nonobstant la grève en France et ses répercussions sur les transports, qui nous a contraints à modifier l’ordre des travaux, nous avons réussis également à tenir tous les engagements prévus y compris la partie organisative prévue pour le vendredi après midi et le samedi matin. Nous n’appellerons pas ce dernier aspect «technique» car pour le parti rien n’est neutre, c’est-à-dire indifférent au but. Moyens et buts se déterminent réciproquement et le «comment» on travaille influence le résultat. Le fruit de notre activité militante collective, qui apparaît aujourd’hui principalement sur la presse, n’est pas à évaluer en soi, seulement, mais comme le résultat de la méthode communiste juste.

Il est évident que le parti ne veut pas par la, nous sentir séparé du reste du monde, et en particulier du prolétariat. Mais nous sommes convaincus que le futur accroissement, tant qualitatif que quantitatif, de l’organe révolutionnaire, peut-être même sans devoir le dire et d’une manière naturelle et sereine, écartera de sa route tous les instruments typique du «culte du chef», de la polémique entre opinions, du politicardisme et autres misères bourgeoises.

Après les séances organisatives, nous avons donc dédié l’après midi du samedi et la matinée du dimanche à l’exposé des rapports. Ces derniers ne sont pas présentés aux camarades pour qu’ils les approuvent, les repoussent ou les critiquent, mais ils sont considérés et appréciés par tous comme des contributions partielles à un travail unitaire, qui se déroule «selon un plan» tendant à un agencement toujours meilleur de la science historique de classe, qui a la substance et la force d’une masse matérielle impersonnelle.
 
 

Le cours de l’économie capitaliste


Le premier rapport, sur le cours de la crise économique, a exposé les graphiques relatifs aux variations de la production industrielle depuis 1973 aux derniers mois de 2008, en incluant la phase initiale de l’actuelle crise mondiale, exclue des mises à jours de la précédente réunion. Nous avons considéré le tableau reportant les valeurs absolues annuelles de la production industrielle, la durée des cycles brefs, et les valeurs maximales absolues, atteintes tour à tour avant la fin de chaque cycle, pour les années allant de 1929 à 2007.

Les Graphiques et le tableau ont concerné les économies capitalistes des pays suivants: États Unis, Allemagne, Japon, France, Italie, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Inde.

Pour tous les pays examinés, sauf la Chine et l’Inde, dans le cours de 2008, qui les uns après les autres sont entrés en récession, la croissance de la production industrielle a d’abord ralenti, puis est devenue négative, ce qui correspond à une diminution de la production. Chine et Inde en 2008 n’entrent pas à l’inverse en récession, mais elles subissent cependant un ralentissement marqué du rythme de croissance.

Nous avons analysé chacun des neufs capitalismes sur la base des graphiques et du tableau.
 

Le capital financier

Nous n’avons jamais placé notre travail sur la vague d’évènement spécifique, mais la condition tout à fait exceptionnelle de la phase actuelle du capitalisme, en raison de sa crise générale, et la terrible confusion théorique et idéologique qui est faite de toutes parts, y compris par celles soi disant marxistes ou «révolutionnaires», sur cet argument, nous a dicté cette variation.

Aucune autre école n’individualise avec autant de sûreté et d’acuité la véritable et unique cause du collapsus en cours. Pour nous, il est clair que l’essoufflement de plus en plus grave du monde de la production a pour effet les convulsions de la finance, et non l’inverse. Mais ceci est une leçon que la prétendue science bourgeoise feint d’ignorer, et que les théorisations pseudo marxistes embarrassées des gens de «gauche» ne réussissent à en comprendre jusqu’au bout les implications. Le travail et son exposé se sont donc déroulés sur des plans distincts mais étroitement reliés, de la critique de l’économie et de l’analyse, même sommaire, des aspects les plus significatifs de la crise financière actuelle.

En particulier ont été discutées les caractéristiques du capital bancaire et de son «opposition», l’endettement public.

L’équilibre dynamique complexe est assuré seulement lorsque le système productif croît indéfiniment. Parce que à la base réelle de la crise, nous ne cesserons de le répéter, il n’y a que la productivité décroissante du capital investi, c’est-à-dire de «l’endettement»: ce qui est dans notre doctrine appelé «chute tendancielle du taux de profit».

A l’appui de l’affirmation de cette correspondance empirique, ont été présentés aux camarades deux graphiques se référant à la finance des États Unis d’Amérique. Le premier montrait l’allure dans le temps, de 1925 à 2008, du rapport entre la «dette totale» et le «produit intérieur brut», c’est-à-dire combien de dollars de dette ont été et sont actuellement nécessaires pour produire un dollar de produit. Ce qui montre une très rapide ascension depuis les années 80 à aujourd’hui, avec un rapport en 2008 qui indique qu’il faut 4 dollars de dette pour en produire un de produit intérieur brut (PIB). La tendance est sans équivoque. Les crises ne peuvent être expliquées plus clairement.

Si nous nous sommes aventurés sur un terrain qui n’est pas le notre, mais celui de nos adversaires, c’est pour démontrer la consistance de notre doctrine, de nos schémas, qui à plus d’un siècle de distance, élaborés sans les innovations techniques – à la fin du 19ème siècle nous ne connaissions pas les cartes de crédit, ni les compensations par voie télématique, et ainsi de suite – rend parfaitement compte de la situation présente.
 

Histoire du mouvement ouvrier américain

La guerre civile, même si elle signifia un coup dur pour la lutte syndicale et aussi pour les conditions de travail, fut accueillie favorablement par les prolétaires (même des États du Sud), qui partagèrent les objectifs du Nord républicain.

L’enthousiasme anti esclavagiste n’était pas réservé aux prolétaires américains: au delà de l’Atlantique, la défaite du Sud était vue comme un objectif pour le progrès des travailleurs. «Ce n’est pas la sagesse des classes dominantes – écrivait Marx dans L’Adresse inaugurale de l’Association Internationale des Travailleurs de 1864 – mais l’héroïque résistance à leur folie criminelle des classes travailleuses d’Angleterre qui empêcha l’Europe occidentale de se jeter la tête la première dans une croisade infâme pour la perpétuation et l’extension de l’esclavage de l’autre côté de l’Atlantique».

La classe la moins patriotique est justement celle bourgeoise qui, tandis qu’elle entonne les hymnes à la Patrie, ne perd jamais de vue son objectif premier, celui de faire des profits encore et partout. Avec l’excuse de l’émergence belliqueuse les conditions de vie des travailleurs furent encore plus détériorés, mais les grèves commencèrent bien vite à se multiplier, avec des taux de succès très importants; en outre après la grève victorieuse, il était normale qu’une structure syndicale demeurât, et ceci fut particulièrement vrai pour les secteurs à forte présence féminine, comme ceux de la fabrication des cigares et des vêtements.

Tandis que les syndicats nationaux, à de rares exceptions, étaient dans les années de guerre peu efficients, la classe ouvrière trouva son point de ralliement et d’organisation des luttes dans les «Trades Assemblies», ni plus ni moins que nos «Bourses du Travail».

Dans l’immédiat après guerre, la nécessité d’une représentation politique, grâce aussi à l’exemple qui venait d’Europe, se fit sentir. En 1866, certains dirigeants de grands syndicats organisèrent donc une Convention. La Convention nationale qui se tint à Baltimore souleva tous les points sensibles du mouvement ouvrier américain (8 heures, organisations des non spécialisés, luttes économiques) qui étaient restés au point mort durant des décennies. La question féminine et celle des travailleurs de couleur seront affrontés les années suivantes ( mais non résolues) du nouvel organisme, le National Labor Union.
 

La fondation du Parti Communiste Chinois

Pour clôturer la réunion du samedi, comme prémisse à une nouvelle étude sur les origines du Parti Communiste Chinois, on donna lecture de certains documents issus des réunions pour sa fondation tenues à Shanghai et à Pékin en 1920. Le travail, qui reproduira aussi ces premiers documents, tendra à donner un cadre à la situation de la classe ouvrière en Chine et son parcours organisatif d’une part, et d’autre part à à la formation d’une minorité communiste et ses rapports avec la Troisième Internationale.
 

Origine des syndicats dans le second après guerre

Sur «Battaglia Comunista», notre organe de l’époque,nous trouvons une vision très claire de cette question complexe. Dans le numéro du 19 novembre 1945, on peut lire les «Thèses sur la politique syndicale du parti», dans laquelle on considère qu’à ce moment manquaient les conditions d’un redressement du syndicat par la fraction communiste en son sein et que «l’éventuelle retour du syndicat à ses bases de classe ne peut résulter que du reflet en son sein de la diffusion de la lutte de classe». On évalue ensuite l’éventualité que les travailleurs commencent à déserter les organisations syndicales pour s’orienter vers d’autres formes d’organisation, comme les conseils d’usine, rappelant que le parti ne s’intéresse pas tant à la forme d’organisation qu’à la concentration des luttes ouvrières. On se réfère donc à la nécessaire unité de l’organisme de masse et à l’opposition à toute initiative scissionniste. «Le Parti ne se concentre pas dans une action qui se formalise dans la tentative de détacher les Commissions Internes du Conseil d’Usine pour en faire une organisation particulière».

«Le Parti repousse l’idée de promouvoir ou de participer à des blocs de «gauches syndicales» issues non de l’opposition de classe du prolétariat au capitalisme, mais uniquement de l’opposition à la bureaucratie syndicale en soi».

Dans d’autres articles de la fin de 1945 et du début de 1946, nous voyons comment nos camarades, élus dans certains comités directifs syndicaux, en furent ensuite exclus par les centristes, en tant que «provocateurs» et (avec raison) comme «antinationaux».

Puis on dénonce comment les industriels furent convaincus par les syndicats de licencier par paliers, de façon à briser l’unité de classe des travailleurs, en confiant aux Commissions Internes la tâche policière de contresigner ces «sélections».

Concernant les Conseils de Gestion on relève qu’ils «habituent l’ouvrier à regarder tous les problèmes sous l’angle corporatif de son entreprise».

Lors d’une réunion du Syndicat du bâtiment à Genzano Laziale, à notre camarade qui soutenait la nécessité que le Conseil Directif fut composé seulement d’ouvriers et non aussi de patrons, il fut répondu par un représentant de la CdL, centriste, que les patrons pouvaient aussi en faire partie «parce qu’honnêtes». Le collaborationisme des syndicats confédéraux en arriva à envoyer au ministre de l’intérieur un télégramme pour l’aviser de l’exaspération des travailleurs à l’encontre des chefs d’entreprises agricoles pour leur refus d’embaucher. Le titre de l’article était: «Les nouveaux gardiens de l’ordre».

La guerre dans la bande de Gaza

La réunion de parti s’est déroulée quelques jours après la conclusion de l’opération «Plomb dur» conduite par l’armée d’Israël contre la population de Gaza.

Le rapporteur, se servant aussi de cartes détaillées de la zone de guerre, a cherché à reconstruire les étapes de ce que nous avons défini sur notre journal comme une «opération de police» anti prolétarienne, afin d’examiner si l’intervention au delà de l’inévitable férocité de toute guerre, pouvait avoir un fondement et une quelconque utilité stratégique. L’analyse a démontré que les bataillons armés et les services de police israéliens n’ont pas frappé de façon décisive la structure militaire du Hamas et que l’offensive terrestre était dirigée surtout contre la population civile dans le but de propager la terreur. Les forces occupantes se sont arrêtées à la périphérie des centres habités pour ne pas mettre trop à l’épreuve une armée de moins en moins convaincue et fiable.

L’État d’Israël n’a pas attaqué Gaza pour obtenir un quelconque résultat politique ou militaire mais a déclenché la guerre parce que celle-ci représente l’unique voie d’issue à la crise économique, politique, sociale qui la tenaille, et tenaille tous ses amis et ennemis impérialistes d’Amérique, d’Europe et d’Asie, qui dans cette partie du monde nécessairement s’affrontent.

Le camarade a ensuite parcouru les étapes fondamentales de la naissance de la question palestinienne, à laquelle on veut donner une dignité « nationale», que l’histoire au contraire lui a toujours refusée. Furent ainsi rappelées les vicissitudes de ce peuple infortuné depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à la situation actuelle qui voit des millions de prolétaires palestiniens enfermés en Cisjordanie et à Gaza dans deux grandes prisons dont les militaires israéliens sont les geôliers et les gouvernants palestiniens les kapos.

Gaza est le monde, avec sa misère, son état de guerre permanente, ses mystifications religieuses et nationales. Il est ce à quoi doit s’attendre le prolétariat de chaque pays du régime capitaliste et de sa crise.

A la différence du communisme marxiste, qui voit dans la guerre la responsabilité de la bourgeoisie et la possibilité de l’éviter seulement dans la destruction de son pouvoir politique, les mouvements pacifistes interclassistes montrent leur aveuglement et leur impuissance. Dans la tourmente du Moyen Orient, seule la classe des travailleurs unie malgré les frontières, les divisons entre peuples et les diverses cultures de leurs bourgeoisies respectives, pourra, en ayant reconnu son parti, repousser tous les sophismes, détruire le monstre capitaliste et mettre fin à ses guerres infâmes et réactionnaires.
 

Le collectivisme agraire en Espagne

Un des aspects les plus remarquables de la guerre civile espagnole fut sans aucun doute le processus étendu de collectivisation agraire, qui se produisit sous une infinité de formes dans la zone républicaine.

La leçon fondamentale de notre courant sur la Guerre d’Espagne est que l’absence du parti de classe, et à cause de cela l’absence d’une claire détermination à détruire l’état capitaliste et à imposer la dictature révolutionnaire du prolétariat, a conduit le prolétariat espagnol à l’une des pires défaites de l’histoire de la classe ouvrière mondiale. Toutes les organisations présentes au sein du prolétariat renoncèrent à la lutte de classe pour accourir à la défense du capitalisme et de la démocratie bourgeoise.

Après ces rappels indispensables, l’exposé continua en mentionnant des documents de l’antiquité classique qui font référence au communisme agraire dans la Péninsule Ibérique. La conquête romaine influencera grandement la distribution de la propriété agraire; cependant les terrains communaux, possédé par des groupes de population rurale, se maintiendront jusqu’à une période relativement récente.

Au XIX ème siècle, le processus libérale d’assignation des propriétés communes, mit aux enchères une grande partie de ce patrimoine ancestral des communautés paysannes, dont le passage bénéficiera évidemment à la bourgeoisie au détriment des paysans pauvres, qui tiraient des terrains communs leurs sources de revenu et leurs moyens de subsistance.

L’arrivée de la Seconde République avec ses promesses démagogiques, nécessaires au capitalisme dans un pays éminemment agraire et avec une grave crise économique et sociale, ouvrira une période de révoltes paysannes convulsives, trahies par ses représentants politiques à Madrid.

L’éclatement de la guerre civile fit que la paysannerie, d’une manière presque instinctive, collectivisât l’immense majorité des terres appartenant aux grands latifondistes. Ce fut l’ultime flambée qui s’alluma en faveur du collectivisme agraire, flambée qui était cependant indéniablement condamnée à s’éteindre en l’absence d’une perspective révolutionnaire communiste de classe. Les collectivités agraires, nonobstant les indéniables améliorations des conditions de vie obtenues par ses membres, en majorité des journaliers et des paysans pauvres, étaient inévitablement condamnées à demeurer dans une ambiance mercantile capitaliste tant que le pouvoir politique restait dans les mains de la bourgeoisie.

On peut relever en particulier dans sa progressive dissolution la politique ouvertement contre révolutionnaire du stalinisme, expression de l’État capitaliste russe, véritable gendarme anti prolétarien au niveau international.

La politique prolétarienne et communiste correcte, visant à la dictature du seul prolétariat et de son seul parti, en Espagne, aurait au contraire du alors appuyer un tel mouvement en armes de paysans pauvres et sans terre, – même si dans leurs aspirations de classe, ils aient été placés entre la conservation des formes passées et la conduction propriétaire et d’entreprise capitaliste de la terre – pour conduire le heurte contre l’Etat des capitalistes et des propriétaires fonciers en vue de sa destruction violente.
 

La question militaire

Pour terminer l’exposé de nos travaux de Parti, le rapport sur la Question militaire se concentra sur l’organisation des armées françaises durant la révolution de 1789, et en particulier sur l’infanterie qui devint l’arme principale de l’expansion militaire de la bourgeoisie française alors au pouvoir.

La base économique de la nouvelle et imposante machine belliqueuse restait encore l’agriculture qui, selon une statistique de l’époque, fournissait les trois quarts de la richesse nationale. Mais le secteur des transformations industrielles était en forte expansion et en mesure de fournir pour le grand effort militaire de 1793, depuis seulement les fabriques de Paris, pas moins de 700 fusils par jours y compris les munitions et les uniformes. Quand la production ne suffisait pas, arrivaient les décrets d’expropriation de la bourgeoisie révolutionnaire contre la noblesse réactionnaire, surtout pour le ravitaillement.

Étant donnée la structure économique de l’époque, le prolétariat était peu représenté dans l’armée, formée surtout de paysans et de sous prolétaires.

Engels dans ses écrits militaires explique comment après Napoléon les tactiques militaires sont modifiées à la suite des possibilités offertes par le nouveau mode de production qui rend possibles une guerre de masse. Les batailles, entre les armées des États modernes, sont conduites selon le principe napoléonien de moyens massifs d’attaque, en hommes, artilleries et mouvement.

Avec Napoléon on parvient à la rationalisation de la «stratégie d’anéantissement», ou la destruction dans le plus bref délai possible de toutes possibilité et capacité d’action de l’ennemi. Stratégie qui est atteinte avec l’actuelle mode de conduire les guerres, avec des coûts et des dévastations qui vont croître vertigineusement, et qui signe l’énorme disponibilité de tout type de matériel, même humain, mis à disposition par la production industrielle à l’échelle planétaire.