Parti Communiste International


Au Venezuela

Pour la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie pour des salaires et des pensions plus élevés et de meilleures conditions de vie !

Mobilisation et grève générale contre la guerre !


Aux premières heures du 3 janvier 2026, les États-Unis ont lancé une attaque militaire contre diverses installations dans et autour de la capitale vénézuélienne, entraînant la capture et l’évacuation du président Nicolás Maduro et de son épouse.

Cette agression militaire a été menée sous la «justification» de la lutte contre le trafic de drogue. Pendant des décennies, les États-Unis n’ont jamais mené d’action militaire contre la Colombie ou le Mexique pour capturer des barons de la drogue. La lutte des États-Unis contre le trafic de drogue est très accommodante et sélective. Par ce récit, ils se sont une fois de plus moqués de ce que la légalité bourgeoise appelle le «droit international», en montrant clairement que le «droit» est imposé par ceux qui ont le pouvoir de l’imposer.

Mais il est clair que l’impérialisme américain mène une série d’opérations dans le cadre de sa confrontation avec l’impérialisme chinois, visant en particulier à préserver son contrôle et son influence sur le continent américain qui, en plus d’être un marché pour ses produits, représente une source importante de matières premières. Le Venezuela y occupe une place clé en raison de ses vastes réserves de pétrole et de gaz, ainsi que de ses gisements d’or, de diamants et de divers minerais à valeur stratégique. Cela a été confirmé quelques heures plus tard lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle Trump a déclaré ouvertement et explicitement que les États-Unis «gouverneront» et administreront le Venezuela de manière temporaire jusqu’à ce qu’une «transition appropriée» soit réalisée jusqu’à ce qu’une «transition appropriée» soit réalisée et que, dans ce cadre, les États-Unis prendront le contrôle de l’infrastructure pétrolière pour la «réparer», la considérant comme «totalement ruinée» après des années de gestion chaviste.

Trump a annoncé que de grandes compagnies pétrolières américaines (qu’il a qualifiées de «plus grandes au monde») entreront au Venezuela pour investir des milliards de dollars dans la réparation des puits et des raffineries, relançant la production à grande échelle afin de «générer de l’argent pour le pays» et gérer les exportations, précisant que les États-Unis vendront de «grandes quantités» de pétrole brut vénézuélien à d’autres nations.

Trump a assuré que l’intervention militaire et l’administration qui s’ensuivra «ne coûteront pas un centime aux contribuables américains». Selon lui, les dépenses seront remboursées par «l’argent qui sort du lui, les dépenses seront remboursées par «l’argent qui sort du sol» (les revenus pétroliers), la ressource étant utilisée pour couvrir les coûts de l’opération et de la reconstruction. Il a précisé que l’embargo total sur le pétrole vénézuélien reste en vigueur et sous le contrôle strict de son administration, garantissant que le pétrole ne bénéficiera pas à l’ancienne structure gouvernementale.

Après la capture de Maduro, le gouvernement américain communique et négocie désormais avec un nouvel interlocuteur (Delsy Rodríguez, vice-présidente, qui assume désormais la fonction de présidente) et aborde les questions liées au contrôle du secteur pétrolier et à une éventuelle transition vers un nouveau gouvernement. Il reste à voir comment réagira l’impérialisme chinois, qui a exporté des capitaux vers la région et devra défendre ses intérêts.

Les travailleurs vénézuéliens, qui survivent avec des salaires et des pensions de misère, ou qui sont harcelés par le chômage et le travail informel, doivent comprendre qu’il s’agit d’un affrontement entre deux États et gouvernements capitalistes. Les travailleurs du Venezuela et du monde entier ne peuvent se mobiliser ni pour soutenir l’action impérialiste, ni pour défendre le gouvernement chaviste, ni pour appuyer l’une quelconque des options de changement gouvernemental que la démocratie bourgeoise pourrait leur présenter. C’est une lutte entre les ennemis des travailleurs, entre ceux qui exploitent le travail salarié. La seule véritable issue est la reprise de la lutte de classe par les travailleurs du Venezuela et du monde entier, en mettant en avant leurs principales revendications économiques.

Au Venezuela comme dans tous les pays, unifions les luttes dans une grève générale illimitée sans services minimums.

Depuis les différents pays, la seule solidarité possible doit être une solidarité de classe, une solidarité avec la classe ouvrière vénézuélienne et ses luttes. Les appels à la «solidarité avec le Venezuela» ou à la «solidarité avec le gouvernement vénézuélien» ne sont rien d’autre que des appels réactionnaires à défendre le capitalisme, l’exploitation et la bourgeoisie.

Pas de défense de la patrie, pas d’alliances avec la bourgeoisie !

La classe ouvrière n’a pas de patrie !

La seule issue à la guerre est la révolution communiste !

Unité internationale de la classe ouvrière !

Promouvons un Front syndical unitaire de classe qui mobilise les travailleurs autour de leurs principales revendications socio-économiques !